30 MUSICIENS ET DANSEURS AU THÉÂTRE MAISONNEUVE POUR RECREÉR DES PAS PAREILS… MAIS PAS PAREILS! Création du 10e anniversaire du FMA, en partenariat avec Tollab
Dabké et gigue en fusion
30 MUSICIENS ET DANSEURS AU THÉÂTRE MAISONNEUVE POUR RECREÉR DES PAS PAREILS… MAIS PAS PAREILS! Création du 10e anniversaire du FMA, en partenariat avec Tollab
Dabké et gigue en fusion
Rythmes, mélodies et danses provenant d'un Québec profond, joyeux et résistant croisent des traditions d'un Mont Liban héroïque et pur, avec virtuosité, simplicité et beauté. Les créateurs de l'œuvre nous convient à prendre part à une grande fête, au cœur de la Place d'un Village imaginaire, au pays des cèdres ou des lys, épicentre d'un quotidien empli de jeunesse et d'enthousiasme. La complicité des deux mémoires, musicales et chorégraphiques, redonne vie à une vision romanesque et sublime de ces contrées lointaines, mais toujours présentes, qui, au zénith de l'ivresse, deviennent « trop belles pour être vraies ». La musique et la danse y sont reconstruites pour créer un univers dans lequel les spectateurs se sentent familiers sans pouvoir pour autant associer ce qu'ils entendent ou voient à un endroit précis ou à une époque déterminée. Je me souviens s'inspire du 10e thème du FMA, Mémoires croisées. L'œuvre traverse cultures et époques, d'une musique millénaire transmise oralement de génération en génération aux compositions modernes savamment écrites, du Mawal au chant traditionnel québécois, de la Dalouna aux envolées lyriques, de la Gigue à la Dabké moyen-orientale. Impliquant des compositeurs, musiciens et artistes des plus créatifs, le spectacle offre un lieu de rencontre entre diverses esthétiques, à travers un vocabulaire soutenu par un alliage de styles. S'inspirant aussi bien des tensions que des intimités des mémoires, les artistes aspirent à créer une œuvre qui brise les frontières entre deux mondes par le biais de l'art. Sous la direction musicale de Sean Dagher et Fadi Akiki, avec la participation du compositeur Nizar Tabcharani et des chorégraphes Véronique Papillon et Tony Yazbek, l'œuvre fera découvrir au public une expérience unique, celle de marier les vocabulaires des deux folklores, de tenter de dégager des «formes traditionnelles universelles», de repousser les limites des identités figées, de recomposer des expressions authentiques d'une grande richesse, souvent cristallisées dans des styles archaïques. Des thématiques communes (naissance, mariage, amour, deuil, guerre, etc.) alimentent le récit musical et chorégraphique dans une rencontre spontanée entre deux mémoires qui s'apprivoisent mutuellement lors d'une fête. Pour qu'on se souvienne ensemble de ces pas pareils... mais pas pareils !
Le plus grand ensemble a capella du monde arabe en clôture Spectacle de FAYHA CHOIR, dirigé par Barkev Taslakian et présenté en partenariat avec la Place des Arts
Pour clôturer en apothéose, le FMA offre au public montréalais un rendez-vous unique avec une soirée des plus prestigieuses. Un concert de musique vocale pure avec l'ensemble a cappella le plus célèbre dans le monde arabe, ...
Le plus grand ensemble a capella du monde arabe en clôture Spectacle de FAYHA CHOIR, dirigé par Barkev Taslakian et présenté en partenariat avec la Place des Arts
Pour clôturer en apothéose, le FMA offre au public montréalais un rendez-vous unique avec une soirée des plus prestigieuses. Un concert de musique vocale pure avec l'ensemble a cappella le plus célèbre dans le monde arabe, Fayha Choir, dirigé par le maestro Barkev Taslakian et remportant plusieurs prix internationaux, dont le Premier Prix du Festival de Varsovie. Ce fameux chœur porte le nom arabe de sa ville, Tripoli, dont l'histoire est vieille de plus de 3500 ans, pendant lesquels Phéniciens, Romains, Byzantins, Arabes, Croisés, Mamlouks et Ottomans y ont laissé leurs empreintes. À son image, l'ensemble est composé de chrétiens et de musulmans libanais, arméniens et grecs. À travers son répertoire extrêmement riche et varié, il illustre cette diversité légendaire d'un Liban au carrefour de toutes les civilisations. Applaudi par les publics de la France, de l'Angleterre, de la Pologne, de l'Arménie, de la Jordanie et de l'Egypte, l'ensemble Fayha présente une musique puisée dans un héritage millénaire, renouvelée et dégageant un sentiment saisissant de flou, un rêve où la réalité est déformée, un souvenir qui fuit et qui ne s'anime que sous les deux mains ondulantes du chef magicien, Barkev Taslakian. Fayha Choir est donc en visite unique à Montréal pour lui offrir l'encens envoûtant des cèdres du Liban et ouvrir notre univers auditif à de nouvelles sonorités, en hommage aux souvenirs d'hier.
UN SOMMET MUSICAL INÉDIT à l'occasion du 10e anniversaire du FMA
NASEER SHAMMA, CARLOS PINANA, ASHRAF SHARIF KHAN
Quoi de mieux pour célébrer le dixième anniversaire du FMA qu'une rencontre au sommet de trois artistes éblouissants hors pair, réunis pour une soirée unique à Montréal, dans une flamboyante traversée de l'Irak à ...
UN SOMMET MUSICAL INÉDIT à l'occasion du 10e anniversaire du FMA
NASEER SHAMMA, CARLOS PINANA, ASHRAF SHARIF KHAN
Quoi de mieux pour célébrer le dixième anniversaire du FMA qu'une rencontre au sommet de trois artistes éblouissants hors pair, réunis pour une soirée unique à Montréal, dans une flamboyante traversée de l'Irak à l'Espagne, de Bagdad à Islamabad, des bords du Tigre à l'Andalousie, à la poursuite d'un futur qui est tout sauf impossible. Naseer Shamma se veut le témoin de son époque. Sa musique secoue, choque, bouleverse et apporte un renouveau à la musique arabe. Ce formidable luthiste, qui fait autorité au-delà du monde arabe, ne se contente pas de reprendre les grands morceaux du répertoire classique, il sait également innover. Après divers concerts à succès sur les scènes les plus prestigieuses du monde, dont deux moments glorieux au FMA, il nous propose, pour cette soirée, un dialogue inédit avec deux autres grands artistes que sont l'Espagnol Carlos Pinana et le Pakistanais Ashraf Sharif Khan. Pinana éblouit les spectateurs partout dans le monde. Fils et petit-fils des plus grands maîtres du flamenco, il a tracé sa voie, forgé sa propre personnalité tout en respectant l'enseignement de son grand-père, Antonio, référence absolue des Cantes Mineros. Il a raflé les premiers prix des concours les plus prestigieux dont le Premier Prix et le Bordon Minero du Concours du Festival de Las Minas. Ashraf Sharif Khan, enfant prodige, joue du sitar depuis l'âge de dix ans. Son art, qui associe une stupéfiante compétence technique avec la perfection de l'expression musicale, transcende les frontières. La beauté mélodique soulignée par un développement rythmique dynamique et une technique virtuose donne ainsi naissance à un style unique. Il a été applaudi au Sugar Hall d'Okinawa au Japon, au Symphony Space de New York, au Festival de la Médina de Tunis, ainsi qu'à l'Opéra du Caire... Que se passe-t-il quand trois éminents artistes apprennent à se connaître, chacun prenant le temps de s'immerger dans la technique de jeu des deux autres, d'explorer leur répertoire, d'oser l'inédit? Voilà ce à quoi nous invite le trio exceptionnel lors de cette spectaculaire soirée dédiée à la 10e édition du FMA. Les trois magnifiques, un véritable sommet musical, un rendez-vous unique avec l'élégance naturelle de la virtuosité.
Prix du billet : 25 $, 35 $, 45 $, 55 $ (taxes en sus.)
La grande dame de la musique classique algérienne et l'ex-leader de Gnawa Diffusion, pour la première fois à Montréal, dans une seule et unique soirée.
Nassima chabane et amazigh kateb (Algérie)
Le Théâtre Maisonneuve prendra les dimensions d'une nef monumentale qui transportera le public dans les vastes univers de deux grands artistes qui nous invitent à concilier mémoire, présent et futur, da ...
La grande dame de la musique classique algérienne et l'ex-leader de Gnawa Diffusion, pour la première fois à Montréal, dans une seule et unique soirée.
Nassima chabane et amazigh kateb (Algérie)
Le Théâtre Maisonneuve prendra les dimensions d'une nef monumentale qui transportera le public dans les vastes univers de deux grands artistes qui nous invitent à concilier mémoire, présent et futur, dans une soirée à deux temps. Une plongée introspective de deux créateurs exceptionnels qui ne cessent de réinventer le meilleur de leur propre culture et n'hésitent pas à faire face à la complexité des origines et du rapport au passé, mémoriel et immémorial, qui les submerge. Artistes algériens engagés, Nassima Chabane et Amazigh Kateb sont tous les deux emportés par le souci de renouveler leur patrimoine culturel qui jaillit de leurs souffles, de leurs voix et de leurs musiques. Ils assument des esthétiques dictées par leur vécu comme les gênes dictent les traits, elle dans la méditation et le recueillement, lui dans la parodie et le cru! Elle est fervente ambassadrice de son riche patrimoine; il est porte-parole de plusieurs rebelles qui, comme lui, critiquent les vices de notre société contemporaine. Au cours de sa formation en Algérie, Nassima a côtoyé les plus grands maîtres de la musique arabo-andalouse avant de s'installer à Paris, depuis 1994, et d'acquérir une renommée internationale. Elle est connue pour son travail de sauvegarde d'une tradition orale vivante depuis des siècles. Elle interprète des suites classiques appelées noubas et est devenue une experte du genre. Amazigh Kateb est le fils du célèbre écrivain et dramaturge Kateb Yassin. Né à Alger en 1972, il a immigré en France en 1988. Chanteur du fameux groupe Gnawa Diffusion, ses œuvres dénonçaient l'hypocrisie des systèmes sociaux et exprimaient la colère et la rage de toute une génération. Depuis quelques années, il adopte une démarche de plus en plus contestataire. Amazigh fait sauter le public le poing levé en se marrant et l'entraîne à danser sur une musique métisse Accompagné de son fidèle gumbri, basse orientale, et d'un groupe de musiciens des plus virtuoses, Amazigh Kateb poursuit, avec la même fougue des débuts, ses explorations et aventures musico-culturelles. Alger à deux temps, c'est une Algérie plongée dans sa riche tradition, tout en restant ouverte sur le monde et assoiffée de nouvelles passions. Un temps pour le sublime qui est fait, un autre pour le merveilleux qui est à faire !
La Cinquième Salle s'illuminera ce cinq novembre par les cinq cent couleurs qui habilleront le qanoun de Furat Qaddouri ! Un concert kaléidoscopique aux mille saveurs qui vous transportera sur un tapis volant pour faire le tour du monde et découvrir un spectre où brille une infinité de tendances ! Qaddouri veut sortir le qanoun des oubliettes et le replacer sur le piédestal qu'il mérite. Il vit ce désir comme une urgence : perpétuer le répertoire d'un extraordinaire instr ...
La Cinquième Salle s'illuminera ce cinq novembre par les cinq cent couleurs qui habilleront le qanoun de Furat Qaddouri ! Un concert kaléidoscopique aux mille saveurs qui vous transportera sur un tapis volant pour faire le tour du monde et découvrir un spectre où brille une infinité de tendances ! Qaddouri veut sortir le qanoun des oubliettes et le replacer sur le piédestal qu'il mérite. Il vit ce désir comme une urgence : perpétuer le répertoire d'un extraordinaire instrument, digne représentant d'une tradition des plus sophistiquées. Son qanoun côtoie fièrement le piano et la clarinette, sait dialoguer avec le sitar et se défoule avec la contrebasse et le saxophone…
Pour la première fois au Canada, avec la participation de Nass Lounassa FURAT QADDOURI EN CONCERT (Irak, Allemagne, Maroc)
Oser être soi est une création originale signée Vision Diversité, sous la direction artistique de Paméla Kamar et en collaboration avec Clarisse Saint-Hilaire, qui met de l'avant une relève montréalaise aux parcours audacieux qui ont imposé : l'impressionnante présence de Rita Tabbakh dans Sherazade dont elle est vedette depuis plusieurs mois tant à Montréal qu'à Québec, la place qu'occupe au cœur-même du slam montréalais Queen KA, slameuse mais aussi parolière et remarquable comédienne, les ...
Oser être soi est une création originale signée Vision Diversité, sous la direction artistique de Paméla Kamar et en collaboration avec Clarisse Saint-Hilaire, qui met de l'avant une relève montréalaise aux parcours audacieux qui ont imposé : l'impressionnante présence de Rita Tabbakh dans Sherazade dont elle est vedette depuis plusieurs mois tant à Montréal qu'à Québec, la place qu'occupe au cœur-même du slam montréalais Queen KA, slameuse mais aussi parolière et remarquable comédienne, les nombreuses créations de danse contemporaine signées Hinda Essadiqi et le plaisir de la danse d'Inka Hadzismajlovic, mais aussi la virtuosité toute en nuances d'Orient de Phyras Haddad, Haykel El Hasni, Joseph Khoury et Rabi Yazbek se joignant au talent musical de jazz et de blues de Sylvain Lafrance et de flamenco de Joey Mallat. Au cours de cette création, ces artistes, qui ont pris leur place en conjuguant avec audaces un ici et un ailleurs revisitent, chacun à sa façon, un patrimoine culturel arabe de rythmes et de mots et y mêlent leurs parcours aux identités plurielles pétries d'influences si diversifiées! Ils exprimeront leurs multiples audaces par la musique, la chanson, la danse, le conte, le slam… par toutes ces expressions d'ici et d'ailleurs qui leur permettent finalement d'oser simplement être eux-mêmes!
UN SPECTACLE DE VISION DIVERSITÉ EN HOMMAGE À 10 ANS D'AUDACE DU FMA ! (Québec)
Musicien au sang mêlé, Al-Aiedy est un personnage fait de contrastes: il chante en arabe, joue du oud, du hautbois et du cor anglais. Il est né en Irak et vit à Paris. Avec ses compositions hybrides, son esthétique de la fusion, la musique de l'Irakien Fawzy Al-aiedy rejoint l'âme du FMA: elle est passion de l'autre, désir d'ouverture, rencontre spontanée, mais nécessaire, entre deux mondes! Qui devient-on quand on décide de s'abreuver à la différence, de se nourrir d ...
Musicien au sang mêlé, Al-Aiedy est un personnage fait de contrastes: il chante en arabe, joue du oud, du hautbois et du cor anglais. Il est né en Irak et vit à Paris. Avec ses compositions hybrides, son esthétique de la fusion, la musique de l'Irakien Fawzy Al-aiedy rejoint l'âme du FMA: elle est passion de l'autre, désir d'ouverture, rencontre spontanée, mais nécessaire, entre deux mondes! Qui devient-on quand on décide de s'abreuver à la différence, de se nourrir de la mémoire et du présent d'autrui ? Cette soirée est un exceptionnel témoignage de la générosité du créateur qui ose partager et s'ouvrir, dans un temps où l'Isolement est monnaie courante!
Mel M'rabet éblouit les auditeurs en papillonnant avec brio dans un vaste univers sonore : il butine dans la musique traditionnelle arabo-andalouse, grappille dans le Jazz, le Blues et le Funk, glane un peu partout en fusionnant flamenco, musique africaine, turque, tzigane, arménienne et moyen-orientale.
Mel M'rabet a accompagné de grands artistes tels que Salif Keita, Anouar Brahem, Rabih Abou Khalil, Steve Lacey, Steve Potts, et Cheb Mami. Un ...
Mel M'rabet éblouit les auditeurs en papillonnant avec brio dans un vaste univers sonore : il butine dans la musique traditionnelle arabo-andalouse, grappille dans le Jazz, le Blues et le Funk, glane un peu partout en fusionnant flamenco, musique africaine, turque, tzigane, arménienne et moyen-orientale.
Mel M'rabet a accompagné de grands artistes tels que Salif Keita, Anouar Brahem, Rabih Abou Khalil, Steve Lacey, Steve Potts, et Cheb Mami. Une fois de plus, styles, genres, modes, rythmes et mélodies se croisent pour illustrer le potentiel créateur de la diversité et exalter l'Homme et son art par l'Art!
Le 10e FMA programme une soirée unique mêlant les musiques savante et populaire, le pur et l'hybride, la vélocité violonistique et le raffinement vocal. Assistance et interprètes s'unissent dans une ambiance festive qui réveille les émerveillements oubliés. Riad Abdelgawad et Azzeddine El Maghrabi proposent des résonances musicales qui convergent dans une sonorité faite d'érudition et d'audace. La Cinquième salle accueillera un beau mélange qui fera jaillir une musique neuve, conçue par ...
Le 10e FMA programme une soirée unique mêlant les musiques savante et populaire, le pur et l'hybride, la vélocité violonistique et le raffinement vocal. Assistance et interprètes s'unissent dans une ambiance festive qui réveille les émerveillements oubliés. Riad Abdelgawad et Azzeddine El Maghrabi proposent des résonances musicales qui convergent dans une sonorité faite d'érudition et d'audace. La Cinquième salle accueillera un beau mélange qui fera jaillir une musique neuve, conçue par deux artistes à l'apogée de leur performance, offrant généreusement leur passion dans des formes élaborées… jusqu'au bout!
RIAD ABDEL-GAWAD, AZZEDINE EL MAGHRABI (Égypte, Algérie, Québec)
DANS LE CADRE DE PDA JUNIOR DE LA PLACE DES ARTS ET DE LA SÉRIE FMA EN HERBE
Un spectacle du Théâtre de la pire espèce dans le cadre de PDA Junior de la Place des Arts et de la série FMA en herbe.
Deux conteurs, des chevaliers en papier et leurs ombres. Voilà tout ce qu'il faut à la Pire Espèce pour nous raconter La chanson de Roland, un chef-d'œuvre épique de la littérature médiévale qui relate la bataille historique des chevaliers de Charlemagne.
DANS LE CADRE DE PDA JUNIOR DE LA PLACE DES ARTS ET DE LA SÉRIE FMA EN HERBE
Un spectacle du Théâtre de la pire espèce dans le cadre de PDA Junior de la Place des Arts et de la série FMA en herbe.
Deux conteurs, des chevaliers en papier et leurs ombres. Voilà tout ce qu'il faut à la Pire Espèce pour nous raconter La chanson de Roland, un chef-d'œuvre épique de la littérature médiévale qui relate la bataille historique des chevaliers de Charlemagne.
UN SPECTACLE DU THÉÂTRE DE LA PIRE ESPÈCE. 10 ANS ET PLUS. INTERPRÉTATION DE DANIEL DESPAROIS ET JOEFFREY GAQUÈRE SUBSTITUT : DAVID-ALEXANDRE DESPRÉS (Québec)
Gema Martin Munoz, directrice générale de CASA ARABE de Madrid, Sami Massoud et Peter Leuprecht. En collaboration avec le Consulat général d'Espagne à Montréal (Espagne, Québec). Cinquième Salle, Place des Arts.
« Le quadricentenaire de l'expulsion des Morisques devrait jouer le même rôle que la commémoration, en 1992, de ...
Gema Martin Munoz, directrice générale de CASA ARABE de Madrid, Sami Massoud et Peter Leuprecht. En collaboration avec le Consulat général d'Espagne à Montréal (Espagne, Québec). Cinquième Salle, Place des Arts.
« Le quadricentenaire de l'expulsion des Morisques devrait jouer le même rôle que la commémoration, en 1992, de l'expulsion des Juifs : être l'occasion de réconcilier la société espagnole avec sa propre histoire. » José Manuel Fajardo
Panel et débats suivront la projection, en première en Amérique du Nord, du documentaire-fiction réalisé par le centre espagnol CASA ARABE sur l'histoire et la mémoire des Morisques, ainsi que sur la tragédie de leur déportation. Cette rencontre avec l'histoire est un recouvrement de la mémoire contre l'intolérance et en faveur de l'interculturalité. L'activité vient marquer le quatre centième anniversaire de cet événement et se veut l'occasion d'éveiller une conscience nouvelle à l'égard de ces pages noires de notre histoire. À l'heure de la montée de l'islamophobie dans les sociétés occidentales qui, à son tour, alimente l'anti-occidentalisme musulman, les Morisques et leur tragédie peuvent rendre symboliquement un service inestimable en faveur de la réconciliation.
Sociologue, arabiste et essayiste espagnole, Gema Martin Muñoz, est une experte du monde arabe. Docteur en Études Arabes et Islamiques et Professeur de Sociologie du Monde Arabe et Islamique à l'Université Autónoma de Madrid, elle a réalisé des études post-universitaires à l'Université du Caire. Elle se consacre en particulier à l'étude des processus politiques et de changement social dans les pays arabo-islamiques où elle a réalisé de nombreux séjours de recherche, ainsi qu'aux relations entre le Monde islamique et l'Occident. C'est ainsi qu'elle a développé une ligne de recherche sur les Musulmans en Espagne et en Europe. Elle est membre fondateur du Network On Comparative Research On Islam and Muslims in Europe, coordonné par l'Université Sorbonne de Paris. Gema Martin Muñoz est aussi l'auteure de nombreux livres, parmi lesquels : Irak, un fracaso de Occidente (Tusquets, 2003), El Estado Árabe. Crisis de legitimidad y contestación islamista (Barcelone, Editions Bellaterra, 2000), Islam, Modernism and the West (Londres, IB Tauris, 1999), et El Islam y el Mundo Árabe. Guía didáctica para Profesores y Formadores (AECI, 1994).
Docteur en Études islamiques (2005), Sami G. Massoud enseigne la science politique au collège Ahuntsic à Montréal. Il est spécialiste de l'Islam médiéval et en particulier de la période dite mamelouke (1250-1517) de l'histoire de la Syrie et de l'Égypte. Massoud s'intéresse aussi à l'histoire médiévale et moderne de l'Islam en Inde. En 2007, il a publié The Chronicles and Annalistic Sources of the Early Mamluk Circassian Period aux éditions Brill.
Peter Leuprecht a enseigné aux Universités de Strasbourg et de Nancy ainsi qu'à l'Académie de droit européen de Florence. Professeur invité au Département des sciences juridiques de l'UQAM et professeur à la Faculté de droit de l'Université McGill dont il a été le doyen de 1999 à 2003, monsieur Leuprecht possède des qualifications et une expérience exceptionnelles dans les domaines du droit international et des droits de la personne. Dès 1961, il amorce une brillante carrière au Conseil de l'Europe. Il y restera jusqu'en 1997 après avoir été, entre autres, secrétaire du Comité des ministres, directeur des Droits de l'Homme et Secrétaire général adjoint (poste électif). Conseiller au Ministère canadien de la Justice de 1997 à 1999, membre du Comité des « Sages » qui a préparé le programme d'action sur les droits de la personne pour l'Union européenne de l'an 2000, monsieur Leuprecht est aussi représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les droits de la personne au Cambodge depuis août 2000. Peter Leuprecht est lauréat du Prix du civisme européen (1991) et du Human Rights Award of the Lord Reading Law Society (2001).
L'histoire en bref En 1609, le roi Philippe III signa le décret d'expulsion de tous les Espagnols connus sous le nom de Morisques, dénomination péjorative des « nouveaux chrétiens » qui a fini par perdurer. Descendants des musulmans andalous que les Rois catholiques contraignirent à se convertir au christianisme pour pouvoir continuer à vivre en Espagne, cette minorité apparut toujours suspecte et « inassimilable » car sa fidélité à l'Espagne et la sincérité de sa foi chrétienne étaient mises en doute. La survivance de coutumes, de traditions et de particularités linguistiques, ainsi que d'une littérature aljamiada (espagnol écrit dans une graphie arabe) ne fut pas considérée comme un fécond régionalisme culturel parmi d'autres au sein des différents royaumes d'Espagne, mais comme l'expression d'une cinquième colonne hostile et étrangère à une « espagnolité » définie par un appareil religieux oppressif et inquisitorial. En se dispersant sur les bords de la Méditerranée, et même en Afrique subsaharienne, les Morisques ont dû surmonter le déracinement et les difficultés d'adaptation à une société très différente de la leur ; différente par la langue, la culture, le mode de vie et même la pratique religieuse. De leur exil, ils ont laissé la trace de leur profonde culture espagnole, de leur science de l'agriculture et de l'élevage, de leur patrimoine artistique et de leurs patronymes espagnols.